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PAFSO Awards
Isabelle Roy
le 7 juin 2001 - Isabelle Roy
« Merci.
Au sein d’un ministère où l’individualisme tend à primer, de plus en plus, où parfois nous, FS, ne nous sentons pas reconnus à notre juste mérite, ce prix vient apporter une manifestation éclatante de solidarité, nécessaire, bienfaisante. Cette solidarité vient de vous tous, collègues, patrons et amis, et je tiens à vous en remercier, très sincèrement.
Il me faut tout d’abord remercier ceux qui travaillent, comme moi, dans cet univers parfois byzantin de la Francophonie, notamment mes 3 sherpas successifs – dont Claude Laverdure, que je remercie d’être ici ce soir, avec qui j’ai vécu le Sommet de Moncton -, et bien sûr toute l’équipe d’IMF, dont les piliers sont ici ce soir. Je n’oublie pas bien sûr les autres alliés, du ministère et des autres, qui contribuent à combattre les préjugés contre la Francophonie.
Car je reçois, bien sûr, ce témoignage comme une marque de reconnaissance envers la Francophonie; non pas ce cercle ringard de palléo-gaullistes uniquement consacré à la nostalgie de l’empire français et à la défense de la langue française, comme certains l’imaginent, mais plutôt une organisation internationale, comme d’autres, à travers laquelle nous pouvons faire avancer des valeurs importantes pour la politique étrangère canadienne, importantes pour moi : la paix, la démocratie, les droits de la personne, le développement, la justice, la tolérance, le respect des différences et de la pluralité, la diversité culturelle. Ces valeurs se conjuguent aussi en français.
Lors de ces innombrables réunions de la Francophonie, il a fallu se battre souvent, résister et revenir à la charge sans cesse pour faire reconnaître nos priorités, nos objectifs. Ceux qui me connaissent savent que je suis montée aux barricades plus d’une fois, depuis 4 ans, au nom de ces droits et libertés qui ne nous sont pas seulement réservés, à nous citoyens privilégiés. Aujourd’hui, votre témoignage m’indique que j’ai eu raison de le faire, malgré les doutes ou l’agacement de certains. J’y lis un encouragement à continuer ainsi mon métier de diplomate, d’une façon éloignée des clichés. Je crois qu’on peut concilier la diplomatie avec des convictions profondes, avec un engagement profond, et, pourquoi pas, avec la passion.
Au-delà des statistiques économiques, ce qui me motive parmi les actions de notre diplomatie, ce sont toutes celles qui contribuent à combattre l’injustice, l’inacceptable, l’intolérable : bien sûr, le traité d’Ottawa sur les mines antipersonnel, élaboré avec la société civile; bien entendu, concernant un continent oublié qui me tient à cœur, le rapport Fowler sur l’Angola - qui est maintenant cité comme un modèle en son genre par les Français... -, ou encore l’envoi d’émissaires spéciaux dans les Grands Lacs et dans la région de la Sierra Leone; mais aussi, et je me dois de la citer, la Déclaration de Bamako sur la Démocratie, les Droits et libertés, un texte dont la force est en grande partie due à l’acharnement du Canada et à notre exigence face à la participation de la société civile, y compris les ONG qui font peur mais qui sont, selon moi, du bon côté des choses.
Let me now speak about some people I truly love – all of this is about love, after all -, and speak to them in their official language, as a sign of respect. They are not only inspiring me, they made this country real for me, more concrete, and richer : the great Stefanie, Sheila and Tamara in Paris, Wendy and Tamara in Ottawa, and more again, but one I can’t forget tonight, David Angell. David is one of the best among us. I have always been impressed by him. I am really honored to share this award with him, tonight.
Je ne peux pas oublier tous mes autres alliés, mes amis chers, mes collègues à Paris qui m’ont supportée et me supportent encore - Patrick, Marc, Terrence, mon ambassadeur, ….- mais je ne peux les citer tous - qu’ils sachent que je les remercie tous ce soir, de même que Thomas et Camille, qui renouvellent la vie tous les jours, et mon mari, qui supporte tout. »
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